domenica 21 febbraio 2010

Musica francese - Jean Marie Vivier

Jean Marie Vivier - foto tratta dal sito ufficiale

Ho scoperto da poco su Youtube questo cantante, anche autore di molte canzoni e, devo dire, è stata una scoperta piacevolissima, un "poeta con la chitarra" dalla voce particolarmente calda e profonda che mi emoziona parecchio. 
Questo è il sito ufficiale.
Fra tutte le canzoni trovate su YT ne ho scelto due, la prima è una tenerissima canzone d'amore (e di emigrazione, qui si può trovare un po' di storia) scritta e lanciata da un autore del Quebec, Georges Dor, nel 1966 e successivamente interpretata anche da altri artisti. La seconda, scritta dallo stesso Vivier e  Y.Moreau nel 1999, parla dell'invecchiare, questo difficile percorso della nostra vita che coinvolge tutti e che, perlopiù, si tende a  negare o comunque ad allontanare dalla mente.




La Manic (Manicouagan)

Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan
Parfois je pense à toi si fort
Je recrée ton âme et ton corps
Je te regarde et m'émerveille
Je me prolonge en toi
Comme le fleuve dans la mer
Et la fleur dans l'abeille

Que deviennent quand je suis pas là,
Mon bel amour,
Ton front doux comme fine soie
Et tes yeux de velours?
Te tournes-tu vers la côte nord
Pour voir un peu, pour voir encore
Ma main qui te fait signe d'attendre?
Soir et matin je tends les bras
Je te rejoins où que tu sois
Et je te garde

Dis-moi ce qui se passe à Trois-Rivières
Et à Québec
Là où la vie a tant à faire
Et tout ce qu'on fait avec
Dis-moi ce qui se passe à Montréal,
Dans les rues sales et transversales
Où tu es toujours la plus belle,
Car la laideur ne t'atteint pas,
Toi que j'aimerai jusqu'au trépas,
Mon éternelle

Nous autres on fait les fanfarons
À coeur de jour
Mais on est tous de bons larrons
Cloués à leurs amours.
Y en a qui jouent de la guitare,
D'autres qui jouent de l'accordéon
Pour passer le temps quand y est trop long
Mais moi, je joue de mes amours
Et je danse en disant ton nom,
Tellement je t'aime

Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan
Si t'as pas grande chose à me dire,
Écris cent fois les mots "Je t'aime":
Ça fera le plus beau des poèmes.
Je le lirai cent fois...
Cent fois cent fois c'est pas beaucoup
Pour ceux qui s'aiment

Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan.




Vieillir

Vieillir c'est garder sa jeunesse comme un beau souvenir
C'est s'habituer à vivre un peu au ralenti
Réapprendre son corps pour pouvoir s'interdire
Ce que la veille encore on se savait permis
Se dire à chaque fois lorsque l'aube se lève
Que quoi que l'on y fasse on est plus vieux d'un jour
A chaque cheveux gris se séparer d'un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour

Vieillir c'est se résigner à rester sur le rivage
Espérer pour ses fils un avenir heureux
C'est vivre dans son coin sans devenir sauvage
Se laisser ignorer tout en restant près d'eux
Et c'est pouvoir enfin apprivoiser l'amour
Faire une symphonie aux accords de sagesse
C'est aimer une femme pouvoir lui faire la cour
Pour d'autres raisons que la plastique de ses fesses

Vieillir ce n'est plus faire l'amour mais c'est faire la tendresse
Ce n'est plus dire encore c'est murmurer toujours
C'est sentir dans sa main une main qu'on caresse
Et trembler à l'idée qu'elle vous quittera un jour
Vivre dans un jardin où l'on peut s'attendrir
Se prendre par le coeur et lui dire je t'aime
Avouer qu'on l'a trompée mais osera-t-on lui dire
Quand on sait maintenant qu'on s'est trompé soi-même

Vieillir c'est s'inquiéter soudain du salut de son âme
Entrer dans une église sans bien savoir pourquoi
De tous les Saints Patrons devenir polygame
Et avoir des frissons en regardant la croix
C'est ignorer la fin d'un sketch qu'on a écrit
Vouloir rejouer encore devant ses spectateurs
En cherchant une réplique ou bien un mot d'esprit
Tout en sachant très bien qu'on en n'est pas l'auteur

Vieillir c'est s'en aller un jour sans jamais faire de vagues
En une heure, un endroit qu'on ne choisira pas
Sentir un soir quelqu'un qui souffle votre flamme
Disparaître doucement parce que c'est comme ça
Vieillir... Vieillir...


Due testi da pelle d'oca "textes que procure la chair de poule" dicono i Francesi o, potrei dire,   " ce chanteur me renverse le tripes" questo cantante mi rimescola le viscere.

12 commenti:

J.M. ha detto...

Grazie Carmen.
J.M.

Lylouanne ha detto...

Vraiment magnifique, j'ai adoré. Merci beaucoup de ce partage. Gros bisous Lylou

Carmen ha detto...

Merci Lylou,j'adore J.M.Vivier, je dois aller rechercher à Nice (ou sur le net) quelque CD de ce chanteur car en Italie on ne connaît pas.
Grand bisou et encore mercì de ton passage chez moi.
Carmen

Cristina ha detto...

Neppure io conoscevo questo chansonnier, una voce meravigliosa, grazie Carmen per avercelo presentato.
Buonanotte. Bacio.
Cristina

Irene ha detto...

sono due canzoni che toccano due punti nevralgici della nostra sensibilità esistenziale: la distanza fisica da chi e da ciò che amiamo e che ci è familiare, nella prima... ancora peggio, la distanza nel tempo da noi stessi e dagli altri, che non solo non possiamo ridurre, ma che è destinata a crescere continuamente.Come potrebbe non comunicarci una forte emozione? Il francese, da piccolissima, era una lingua naturale per me, tutte le prime preghiere cristiane(Je vous salue Marie, l'ange guardien, O Marie conçue sans péché) sono state imparate in francese, non in italiano... ora devo seguire il testo, il tempo se n'è andato e sono un'altra. Non mi dispiace per il francese, ma per le persone care che mi parlavano in questa lingua e che non avrò più...
un bacio, irene

franz ha detto...

non lo conoscevo, è bravo.
la seconda canzone mi fa pensare a "Vivir consiste en construir futuros recuerdos", parole di Ernesto Sabato

ciao

Carmen ha detto...

Non conosco questo autore, salvo che per sentito dire. Tempo fa mi avevano consigliato la lettura del suo libro "il Tunnel", è per caso tratta da questo la bellissima frase che hai postato?
Ciao Franz, grazie della visita.
Carmen

Carmen ha detto...

Irene, non avrai più quelle persone ma avrai sempre con te quei ricordi, e tu, oggi, sei il risultato anche di quei momenti.
Un abbraccio. Carmen

franz ha detto...

Sabato è uno che ha scritto non molto, ma tutto è profondo e di sostanza. "Il tunnel" è strano, ma a me è piaciuto molto. Leggere Sabato non fa mai perdere tempo!
ps: quella frase non è da lì.

Carmen ha detto...

Grazie Franz, ho letto la recensione de "Il tunnel" e mi intriga parecchio, l'ho inserito nella mia "wish list";-)
Buon weekend!
Carmen

franz ha detto...

http://www.ilportoritrovato.net/html/bibliosabato.html


http://www.nazioneindiana.com/2009/03/07/dio-non-scrive-romanzi-elogio-a-ernesto-sabato/

http://www.youtube.com/watch?v=rP37bMnXp-w

ciao

Carmen ha detto...

Grazie! Ho dato un'occhiata ed ho già visto recensioni molto interessanti, leggerò e guarderò il video con più calma appena possibile.

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